Survivre aux tranchées. L’armée canadienne et la technologie (1914-1918)

Un livre anachronique ?

Ce fut une heureuse initiative de la part de la maison d’éditions Athéna que de publier, enfin, une version française du classique de Bill Rawling[1] intitulé Survivre aux tranchées. L’armée canadienne et la technologie (1914-1918). Paru pour la première fois en 1992 sous le titre Surviving Trench Warfare. Technology and the Canadian Corps, 1914-1918, l’énorme succès de cet ouvrage avait autorisé une seconde publication en 1997. Avant de parler du contenu spécifique de l’ouvrage, il serait bon d’établir le contexte sociétal et littéraire dans lequel s’inscrit la version française.

Ce qui d’entrée de jeu apparaît étonnant, sans trop généraliser, c’est que cette version française de l’ouvrage de Rawling vient à contre-courant de ce que le lectorat francophone du Canada est habitué de lire sur la Grande Guerre. Au Québec, la guerre de 1914-1918 se résume souvent au refus des Canadiens français de l’époque de participer massivement au conflit. On se souvient davantage, par exemple, des émeutes de Québec (1918), que des mille soldats du 22e bataillon (canadien-français) morts au combat. C’est en ce sens que la littérature qui nous est généralement offerte ne s’attarde que très peu à la thématique abordée par Rawling. Déjà peu au fait de l’histoire militaire générale, le lectorat francophone de notre pays se fait présenter un livre hautement technique sur les manières dont les soldats canadiens-anglais et canadiens-français faisaient la guerre. A-t-on brûlé des étapes? On peut en avoir l’impression, mais c’est un risque que la maison Athéna a eu le courage d’assumer.

Le second paradoxe qui vient à l’esprit est surtout lié à l’état actuel de la recherche sur 1914-1918. Tel l’auteur de ces lignes, une partie des chercheurs sur le conflit sera surprise de constater une publication en français qui aborde le conflit sous un angle purement militaire. Le fait est que depuis les années 1980, c’est surtout le volet de l’histoire culturelle qui a influencé la production scientifique. Les recherches sur des thèmes tels le corps, l’enfant, le deuil et la mémoire ont exposé la guerre de 1914-1918 sous de nouveaux angles. Dans cette optique, le principal problème qui interroge les chercheurs de cette histoire culturelle en est un qu’avait posé l’historien Jean-Baptiste Duroselle[2] : comment les civils et les militaires ont-ils pu tenir pendant plus de quatre ans? Autrement dit, c’est la question du consentement des populations civiles et militaires aux sacrifices imposés par cette guerre qui oriente une partie de la recherche actuelle.

Par ailleurs, les manières spécifiques qu’avaient les soldats de faire la guerre ne sont pas considérées par cette histoire culturelle. Cela est bien dommage, car il est en effet possible de prouver la pertinence du lien entre, d’une part, ce que l’on regarde dédaigneusement comme une histoire technique des batailles, et d’autre part, une histoire des soldats vue à travers leur volonté de s’adapter et de survivre aux tranchées. Cette connexion de deux courants de pensée en apparence opposés aurait l’immense avantage de casser des mythes sur la guerre qui, malheureusement, persistent toujours. C’est le défi qu’a relevé Bill Rawling en tentant de montrer comment une histoire « culturelle » des soldats, une histoire qui dégage les émotions classiques liées au combat, peut se marier avec une analyse technique de l’équipement utilisé par ceux-ci. Le meilleur exemple pour illustrer cela est la fréquente utilisation par Rawling du courrier des soldats. Ceux-ci racontent régulièrement à leurs proches les détails techniques du fonctionnement de leurs armes, comme une façon d’expurger les émotions de satisfaction ou de frustration face à celles-ci.

C’est là que ce second paradoxe lié à la parution française de Survivre aux tranchées prend toute sa force. L’auteur des présentes lignes s’attendait à lire un autre de ces récits de « généraux-bouchers » qui envoient impunément leurs soldats à l’abattoir des mitrailleuses ennemies.  Dans sa courte mais excellente préface à cette version française du livre de Rawling, le réputé historien Peter Simkins émettait les mêmes craintes : « Pour eux (les historiens qui propagent encore ces clichés), l’histoire de la Grande Guerre se résume encore à ces images d’attaques frontales suicidaires (…), à une affaire de « bouchers et d’incompétents », de généraux d’opérette et de « lions dirigés par des ânes » – en bref, à des hommes braves jetés au front et massacrés moins par le feu ennemi que par l’incompétence de leurs propres commandants en chef[3]. »

En remettant les choses en perspective, Rawling veut empêcher que la Grande Guerre ne devienne histoire. Plus encore, son livre est une véritablement bouffée d’air frais qui disperse le smog de la mauvaise interprétation de la réalité historique sur 1914-1918. Tout militaire qui lit les lignes de Rawling peut en partie s’y reconnaître. En effet, nos bataillons actuels ont encore leurs pelotons de mitrailleurs, de mortier et de fusiliers. On ne pratique peut-être plus les tirs d’enfilade et de suppression de la même manière qu’en 1918, mais ils existent toujours. Venons en maintenant aux faits.

Questionnement central et perspective théorique

Le lecteur qui s’attend à trouver dans ce livre des réponses sur les processus scientifiques et intellectuels qui amenèrent l’apparition de nouvelles armes au front sera vite déçu. En écrivant Survivre aux tranchées, Bill Rawling y est allé de manière encore plus simple et concrète. Il n’a pas voulu comprendre les tractations d’une « histoire par en haut » autour des débats sur l’implantation de l’avion, du char d’assaut ou des gaz toxiques. C’est « en bas » que travaille Rawling en se demandant comment, avec le matériel militaire immédiat que nous avons entre les mains, et devant ce que nous fait subir l’ennemi avec le sien, pourrait-on s’adapter et survivre immédiatement dans ces conditions? Telle est la problématique de base de Rawling qui, à l’instar des soldats, ne se pas juste contenté des rapports des décideurs pour l’implantation de nouvelles technologies.  Il a tenté de comprendre comment, de bouches à oreilles, entre nous, sommes-nous parvenus à imposer « en haut » ce que l’on a expérimenté « en bas ».

C’est dans cette optique générale que l’on peut découper la problématique de Rawling en trois parties qui suivent fidèlement le même raisonnement tout au long de l’ouvrage. Premièrement, il s’intéresse davantage aux tactiques qu’à la grande stratégie, dans la mesure où il cherche à comprendre la nature du lien entre les outils de guerre et ceux qui devaient les utiliser. Ensuite, Rawling indique clairement que le facteur décisif qui permit au corps canadien de remporter la victoire ne fut pas tant la technologie en soi, que les efforts déployés afin de s’y adapter pour survivre. Hormis de rares exceptions, la plupart des armes et équipements évoqués dans son livre existaient avant 1914, même sous des formes parfois rudimentaires. La troisième dimension de sa problématique est la conséquence logique des deux premières. Rawling explique de quelle manière les soldats se sont démenés afin d’intégrer à leurs gestes des outils qui leur permettraient de se sortir de l’immobilisme des tranchées et de reprendre une part plus active dans le contrôle physique de leur environnement immédiat. L’auteur soutient qu’ils y sont parvenus, ce qui nous donne une vision contrastante d’avec celle, plus classique et stéréotypée, d’une guerre de tranchées où rien ne bougeait pendant des mois, voire des années.

On pourrait dire que Rawling se range dans la catégorie des auteurs qui croient à la théorie du learning curve (« courbe d’apprentissage ») comme facteur d’explication de l’adaptation des soldats aux nouvelles réalités du champ de bataille. C’est la base sur laquelle repose une partie des explications des chercheurs britanniques qui veulent comprendre comment les chefs militaires et leurs soldats ont adapté leurs stratégies et tactiques afin de répondre aux nouvelles exigences du combat qui, en 1918, n’avaient plus rien à voir avec ce qu’on apprenait avant 1914. Le learning curve offre une vision linéaire de la guerre dont les erreurs fournissent des éléments d’apprentissage qui doivent permettre d’en arriver à une issue victorieuse. De plus, les défenseurs britanniques de cette explication soutiennent que le learning curve est une manière de réfuter les thèses de ceux qui jugent que l’Angleterre, dans ce cas-ci, ne s’est jamais remise de cette saignée perçue comme inutile. Un débat existe entre, d’un côté, Tim Travers et Paddy Griffith qui prônent la validité de la théorie du learning curve comme vecteur d’explication aux erreurs de commandement en 1914-1918[4]. À l’opposé, l’« école australienne » autour de Robin Prior et Trevor Wilson met en doute la solidité de ce principe[5]. Dans leur livre sur la Troisième bataille d’Ypres (juillet-novembre, 1917), Prior et Wilson rappellent l’inefficacité du bombardement anglais contre les positions allemandes. On a selon eux répété les mêmes erreurs qu’à l’été précédent sur la Somme. Qu’a-t-on appris depuis qui permet de justifier que les troupes britanniques (anglaises, australiennes et canadiennes) perdirent plus de 250,000 des leurs pour une avancée de quelques kilomètres? Le débat peut être polémique et l’ouvrage de Rawling s’inscrit donc dans l’ensemble de ces discussions.

Structures de l’ouvrage : méthode et sources

Survivre aux tranchées est divisé en huit chapitres qui couvrent l’ensemble des activités du corps d’armée canadien, du printemps de 1915 à l’automne de 1918. Rawling apporte certes des réponses à sa problématique à travers les différentes grandes batailles du corps canadien qui y sont relatées de manière chronologique. Par contre, l’auteur présente également un portrait des activités des Canadiens lors de périodes plus calmes sur le front, notamment pendant l’hiver. Les périodes d’entraînement derrière le front sont des moments propices pour intégrer les leçons passées et pour travailler sur de nouvelles tactiques. C’est un trait du livre de Rawling qui en fait ressortir son originalité, car nous ne connaissons pas toujours bien la nature des activités entre les batailles à grande échelle, familiers que nous sommes à penser que ces dernières constituent la règle plutôt que l’exception de cette guerre. L’auteur n’a cependant pas le choix de relater les engagements d’envergure puisque c’est à ces différents moments (Ypres, la Somme, Vimy, etc.) que, d’abord, les Canadiens perdent du monde et qu’ensuite sont mis à l’épreuve les nouveaux acquis tactiques et technologiques.

Ceci est le premier trait qui caractérise la méthodologie empruntée par Rawling dans chacun de ses chapitres : parler des événements, mieux expliquer ce qui s’est réellement passé. Une fois que le lecteur est familier avec le contenu factuel, Rawling va lui expliquer les armes et le matériel divers dont disposaient les soldats canadiens au moment des faits. Il analyse ensuite comment ceux-ci se comportèrent sur le terrain, comment ils ont fait face à l’imprévu constant qui se manifeste dans un environnement aussi hostile. L’auteur a ce constant souci de rappeler au lecteur que la technologie mise à la disposition des Canadiens les a forcés à agir de telle ou telle manière pour survivre, et il explique pourquoi. C’est donc ce lien de cause à effet, intégré à la théorie générale de la courbe d’apprentissage déjà évoquée, qui définit le second aspect de la méthodologie de l’auteur.

Le troisième élément que nous suggérons afin d’éclairer le lecteur sur la méthode d’analyse de Rawling consiste en l’usage de son corpus de sources. Provenant pour la plupart d’entre elles des Archives nationales à Ottawa, elles fournissent une variété de réponses dont l’origine de leurs auteurs peut parfois étonner. C’est aux pelotons, aux compagnies et aux bataillons que Rawling consacre son attention. Par les témoignages des colonels, des lieutenants et des soldats, l’auteur démontre de façon convaincante comment chacun d’entre eux avait le souci de raffiner du mieux que possible l’utilisation du matériel qu’il avait en main. Le but était de s’assurer que chaque formation, même les plus petites comme le peloton (30-50 hommes) ou la section (10-15 hommes), puisse devenir en soi une formation combattante entièrement autonome et capable de déployer une certaine puissance de feu lorsque les armes lourdes auxiliaires (ex : l’artillerie) ne pouvaient intervenir.

Le peloton de 1915 n’a à peu près rien en commun avec son équivalent de 1918. À cette dernière époque, chaque fantassin au niveau de cette organisation avait une tâche particulière à accomplir, et ce, avec une arme spécifique. Ce qui est le plus intéressant par-dessus tout dans cette optique, c’est la comparaison que fait Rawling entre, par exemple, les manières de combattre d’un bataillon à l’autre. Quelques schémas accompagnent le texte, comme celui du déploiement du 28e bataillon lors de l’assaut de la crête de Vimy (p. 147). Cette unité pouvait avoir un ordre de bataille différent du 22e bataillon (canadien-français) qui était appelé à jouer un rôle différent, dans ce cas-ci en tant qu’unité de réserve. Cette confrontation des sources que fait Rawling nous amène à déduire qu’il n’y a pas de philosophie uniforme de la guerre dans le corps canadien.

L’auteur se garde de porter des généralisations par la présentation de ces schémas. Le problème avec les communications, la nature du terrain, de la résistance ennemie, des effectifs et du matériel disponibles, tout porte à croire, d’après Rawling, que les tactiques n’étaient pas les mêmes d’un bataillon à l’autre. Sa lecture du corpus de sources l’incite à penser que le but premier des militaires était certes de survivre, mais aussi de concevoir la guerre dans une optique où le taux de pertes serait proportionnel à la valeur des objectifs conquis.

Le lecteur pourrait reprocher à Rawling l’emploi d’une trop grande variété de sources. Aussi intéressantes qu’elles soient, notamment par les fréquentes citations de simples soldats sur leurs armes, on pourrait avoir de la difficulté à dégager une vue d’ensemble de l’évolution de la technologie disponible et de l’adaptation des hommes à celle-ci. C’est justement là toute la réalité des Canadiens combattants. Contrairement à certains historiens qui tentent de fournir une interprétation collective de l’expérience de guerre, Rawling insiste pour dire que la guerre fut loin d’être la même pour tout le monde. Ce que ses sources dévoilent c’est que la dotation en fusils, en fusils à grenade, en fusils-mitrailleurs et en grenades semble être équivalente d’un peloton à l’autre. Cependant, c’est encore l’utilisation qu’on en fait qui revêt toute son importance. Cela ramène sur la table le postulat de Rawling selon lequel sa méthodologie d’approche de l’objet historique implique que la guerre n’est pas la même pour tous. On comprend mieux dans cet ordre d’idées l’importance de la « courbe d’apprentissage », dont le premier chapitre intitulé « L’apprentissage » introduit le lecteur au long parcours « pédago-militaire » qui attend les soldats canadiens.

On en sent pleinement les effets lorsque Rawling aborde à certaines reprises la polémique autour de l’imposition aux troupes de la carabine Ross. En citant le soldat T. W. Law (p. 82), qui se plaint au sujet de cette arme, Rawling expose un intéressant témoignage de ce que l’on pourrait appeler de l’histoire « culturo-militaire » : « Tu m’interroges sur la carabine Ross. Eh bien, ma chérie, c’est terrible à dire mais nous sommes ici à faire de notre mieux et ils ne nous fournissent pas la carabine qui nous serait la plus utile. J’ai vu, ma chérie, en plein combat, les gars replacer la culasse à coups de pied avant de tirer de nouveau, et être obligés de faire le même geste à cinq reprises. On parle de nous donner des Enfield et le plus tôt sera le mieux; nous aurons alors une chance de sauver nos vies car après dix coups la Ross ne peut servir que de massue. Espérons que la population canadienne prendra conscience de cela. » En prendre conscience? On peut en douter, car la lettre de Law fut interceptée par la censure militaire. Néanmoins, on a ici une combinaison innovatrice illustrant la possibilité de faire de l’histoire culturelle à partir d’une histoire bataille plus classique. Ce dernier trait est aussi partie intégrante de la méthodologie de Rawling.

Présentation visuelle de l’ouvrage

Dans un autre ordre d’idées, l’auteur des présentes lignes pense que l’ouvrage aurait gagné en clarté s’il avait contenu davantage de photos et de cartes des opérations. Un lecteur bien au fait de la guerre de 1914-1918 peut à la limite s’en passer. Or, pour celui qui est moins familier avec cette géographie, il aurait été pertinent d’inclure une série de cartes des grandes opérations du corps canadien.  Une meilleure connaissance de la géographie aurait permis de mieux saisir la thèse de Rawling voulant que la guerre ne fut pas exactement identique pour tout le monde, et qu’à chaque défi militaire correspond chez les Canadiens des réponses technologiques et tactiques fondées sur l’expérience passée et sur l’adaptation du moment. L’autre carence au niveau de l’aspect visuel de l’ouvrage est le manque de photos. À quoi ressemble par exemple une carabine Lee-Enfield équipée d’un lance-grenade? De quoi avait l’air la grenade Mills no 5? Un complément en images n’aurait certes pas nui à la compréhension de ce livre hautement évocateur de la réalité matérielle des soldats canadiens. Les quelques photos présentes sont par contre pertinentes et illustrent adéquatement le propos du moment.

Notons aussi certains éléments reliés à l’édition de l’ouvrage. Le lecteur y trouvera aux pages 275 à 286 une description détaillée du corpus de sources utilisées. Rawling y relate la portée des types de sources pertinentes à consulter pour tout chercheur, amateur ou professionnel, désireux d’entreprendre des recherches sur le corps d’armée canadien en 1914-1918. Plus encore, Rawling y va parfois de comparaisons historiographiques afin de voir comment le problème qui l’a intéressé a été abordé dans d’autres pays. Cependant, la partie relative aux annexes dans la version française est somme tout assez pauvre, si on l’a compare avec la seconde version anglaise de l’ouvrage publiée en 1997. En excluant l’analyse des sources déjà évoquée, la présente version française ne contient qu’une annexe de sept pages qui fait état des pertes et effectifs mensuels du corps canadien. Contrairement à la version anglaise de 1997, la française ne contient aucun tableau illustrant l’ordre de bataille de ce corps d’armée, ce qui aurait sans doute été utile au lecteur peu familier avec le sujet.

Bref, Survivre aux tranchées est un ouvrage qui vaut absolument le détour. Cette version française de ce classique de Rawling constitue un outil de travail capital pour les chercheurs, les étudiants et les néophytes qui désirent comprendre comment la guerre de 1914-1918 s’est passée pour les soldats canadiens-anglais et canadiens-français. Son écriture cohérente et colorée est le miroir d’une recherche minutieuse en archives, de fréquentes remises en contexte dès plus appropriées et, enfin, d’un souci constant de présenter les soldats du Canada sous un autre jour. Rawling s’écarte du paradigme de la « victimisation » des « soldats-citoyens ». Il les présente plutôt comme des hommes devenus de véritables professionnels du combat. Des hommes qui apprirent à se servir de la technologie et des tactiques mises à leur disposition afin de reprendre le contrôle de leur environnement. Canadiens anglais et Canadiens français, tous voulaient survivre.

RAWLING, Bill. Survivre aux tranchées. L’armée canadienne et la technologie (1914-1918), Outremont (Qc), Athéna Éditions, 2004 (1992, 1ère éd.). 304 p.


[1] Bill Rawling est historien à la Direction Histoire et Patrimoine au ministère de la Défense nationale à Ottawa. Il a également publié chez Athéna La mort pour ennemi. La médecine militaire canadienne.

[2] Jean-Baptiste Duroselle, La Grande Guerre des Français : l’incompréhensible, Paris, Perrin, 1994. 515 p.

[3] Bill Rawling, Survivre aux tranchées. L’armée canadienne et la technologie (1914-1918), Outremont (Qc), Athéna Éditions, 2004 (1992, 1ère éd.), p. 7.

[4] Timothy Travers, The Killing Ground. The British Army, the Western Front and the Emergence of Modern Warfare, London, Allen & Unwin, 1987.309 p. et How the War was Won. Command and Technology in the British Army on the Western Front 1917-1918, London, Routledge, 1992. 232 p. ; Paddy Griffith, Battle Tactics on the Western Front. The British Army’s Art of Attack, 1916-1918, New Haven, Yale University Press, 1994. 286 p.

[5] Robin Prior et Trevor Wilson, Passchendaele : the Untold Story, New Haven, Yale University Press, 1996. 237 p.

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