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L’éducation militaire

Introduction

Le futur général américain Douglas MacArthur, dans son uniforme d'élève-officier à la West Texas Military Academy à la fin du XIXe siècle.

L’éducation militaire réfère généralement à l’instruction prodiguée aux officiers en ce qui a trait aux arts et aux sciences de la guerre, tandis que l’entraînement constitue un terme générique lié à l’instruction donnée aux militaires du rang. Historiquement parlant, l’éducation militaire formelle prit corps à mesure que se complexifia la pratique de la guerre, dans le cadre des avancées technologiques et théoriques y étant rattachées, et ce, tant au niveau de la guerre terrestre que de la guerre navale.

Avant le XVIIIe siècle, la profession militaire fonctionna quelque peu comme une guilde, avec une transmission orale des savoirs comportant des « stages » pour former les apprentis officiers. Par la suite, ces mêmes officiers se virent octroyer des postes selon leur rang dans la société. Ainsi, les familles nobles et militaires exercèrent un contrôle serré sur les nominations dans la plupart des sociétés, si bien que l’entraînement et l’éducation militaires se firent une fois ces mêmes nominations entérinées. Dans certaines sociétés, les hommes de talent issus des couches inférieures de l’armée purent être promus au mérite et selon leur expérience, comme ce fut le cas dans les légions romaines. Là, les soldats les plus talentueux purent gravir les échelons et atteindre certains grades de prestige comme celui de centurion (commandant de compagnie), mais la division des classes fut régulièrement un frein à l’obtention d’un grade supérieur.

L’éducation militaire: la problématique de la transmission orale des savoirs

C’est ainsi que le besoin d’établir des écoles pour la formation des officiers se fit sentir, notamment pour l’éducation des officiers cadets afin de les instruire dans l’art des formations militaires rudimentaires et dans le maniement des armes. Ces premières institutions firent leur apparition en Occident et l’une de leurs missions fut de combler la demande des armées permanentes royales pour des officiers subalternes. Par contre, l’existence de telles écoles ne put enrayer une certaine forme de patronage, dans la mesure où nombreux furent les jeunes officiers inexpérimentés promus en raison de leurs connexions politiques ou familiales. Quoi qu’il en soit, les premières écoles militaires ne disposèrent pas des ressources nécessaires pour donner un entraînement allant au-delà du volet théorique. Elles ne purent se baser que sur l’expérience concrète de la guerre vécue par certains élèves et par celle des membres du corps professoral afin de transmettre des savoirs.

Ce ne fut qu’à la fin du XVIIIe siècle, et un peu plus tôt dans le cas prussien, que des académies militaires ayant pour mandat de préparer des élèves officiers en vue d’une carrière professionnelle dans l’armée virent le jour. En général, ces académies enseignèrent des principes fondamentaux relatifs à l’emploi, par exemple, de l’artillerie, de l’ingénierie militaire et des services techniques qui requirent un niveau de connaissances scientifiques, en plus de fournir l’instruction habituelle dans le maniement des armes et de la manœuvre. Au commencement du siècle suivant, toutes les puissances militaires majeures, et même celles plus petites comme les États-Unis, avaient établi des académies militaires pour l’entraînement des futurs officiers de toutes les branches de l’armée. À cet égard, la première décennie du XIXe siècle vit la fondation de nombreuses académies. Les États allemands en fondèrent plusieurs, tout comme la France établit une académie à Saint-Cyr, l’Angleterre faisant de même à Sandhurst et les États-Unis à West Point. Ces institutions devinrent des modèles qui furent imités par nombre de nations par la suite. Dans le domaine de la marine, les changements technologiques s’inscrivant dans le cadre de la transition entre l’ère de la vapeur et celle de l’acier firent en sorte  que les gouvernements cherchèrent à créer des académies navales, plutôt que de s’en remettre à la traditionnelle transmission orale des savoirs.

Un groupe d'élèves-officiers de l'école militaire de Saint-Cyr au tournant du XXe siècle. Fondée en 1802 sous Napoléon Bonaparte, la devise actuelle de l'institution est: "Ils s'instruisent pour vaincre".

Professionnaliser le corps des officiers

Dans ce contexte, la création de nombreuses académies militaires au début du XIXe siècle répondit à des besoins précis des armées, soit se doter d’un corps d’officiers professionnels et compétents pour administrer et commander la troupe. Une fois de plus, le modèle prussien s’avéra innovateur, dans la mesure où ce système éducationnel issu d’une puissance montante servit, entre autres choses, à préparer une certaine classe de jeunes hommes au service militaire, en particulier dans la formation de futurs officiers d’état-major. Pour assurer l’encadrement de ces derniers, on fonda la célèbre Kriegsakademie à Berlin en 1810. Le type de formation donnée dans cette institution donna le rythme aux autres académies militaires du monde, surtout dans le contexte où les nombreuses victoires militaires de la Prusse-Allemagne établirent certains standards dans la théorie et la pratique de la guerre à l’époque tout au long du XIXe siècle.

De telles académies et autres écoles spécialisées dans le domaine militaire devinrent essentielles à mesure que les armées du monde entrèrent dans l’ère des révolutions industrielle et administrative. Celles-ci furent conséquentes des avancées technologiques et de la standardisation des armées de masse, qui reposèrent sur une conscription du temps de paix et sur la mobilisation des réserves en temps de guerre. Ainsi, les officiers subalternes à partir du XIXe siècle se virent confier des tâches et des responsabilités plus lourdes et complexes allant bien au-delà des manœuvres sur un terrain de parade. Plus encore, l’accroissement des effectifs de la plupart des armées signifia que le système passé favorisant l’attribution des postes-clés aux officiers issus de la noblesse dut être abandonné, comme les académies militaires durent inculquer aux aspirants issus des classes moyennes des notions d’éthique sociale et morale.

Les exigences associées à ces transformations pesèrent plus lourd dans le domaine naval en cette fin du XIXe siècle, à mesure que les technologies maritimes évoluèrent constamment, rendant rapidement des navires désuets, sans compter que les tactiques ne purent être véritablement testées avant le siècle suivant. De plus, la formation des officiers de la marine s’adapta plus difficilement à la pratique d’un leadership exercé dans un contexte où l’expansion des marines militaires se fit par le recrutement de candidats ne venant pas nécessairement du monde marin. Autrefois, les marines eurent tendance à recruter leurs marins parmi les hommes exerçant déjà cette profession dans le monde civil et les officiers provinrent du même milieu. Or, au tournant du XXe siècle, les marines durent recruter dans toutes les couches de la société, ce qui mit de la pression sur les académies navales afin qu’elles forment des officiers capables d’exercer le leadership requis.

Former des officiers d'élite capables d'exercer un commandement en toutes circonstances et sous pression, tel fut le mandat d'institutions miliraires comme la Kriegsakademie de Berlin fondée en 1810.

Ce faisant, on constate que l’éducation militaire du début du XXe siècle suivit deux tangentes, soit une éducation axée sur le volet scientifique et technique, puis une autre forme d’éducation concentrée sur l’art militaire au sens large. Dans le domaine naval, l’éducation prodiguée aux élèves officiers visa à les préparer techniquement à exercer leurs fonctions sur les navires alors en service. De leur côté, les futurs ingénieurs navals reçurent un entraînement technique additionnel, même que les plus prometteurs d’entre eux purent suivre une formation dans une université civile afin de devenir des chercheurs dans la technologie navale. Les aspects tactiques et stratégiques de la guerre navale reçurent aussi une attention particulière dans le cursus académique, surtout à une époque où les puissances investirent passablement dans l’arme navale.

La relation entre l’armée et l’académie

Dans un autre ordre d’idées, les forces terrestres, qui demandèrent davantage d’effectifs, s’attendirent à recevoir des académies des officiers subalternes capables de diriger de petites unités sur le terrain. Certaines académies purent fournir des officiers spécialistes en artillerie, en ingénierie, en communication et dans d’autres champs techniques, bien que certaines nations préférèrent garder des académies dispensant un enseignement général dans les branches traditionnelles des forces armées que sont l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie et ainsi de suite. Parallèlement, certaines puissances créèrent des académies chargées de former des officiers d’état-major, soit des militaires capables d’exercer le commandement et l’administration de plus grandes unités. À titre d’exemple, le U.S. Naval War College fondé en 1884 fut parmi les premières institutions militaires pour l’éducation des officiers supérieurs. D’autres branches de l’armée et d’autres nations emboîtèrent le pas, dont l’objectif premier consista à traduire en termes stratégiques les objectifs politiques de la nation.

D’autre part, le niveau d’élitisme et d’exclusivité attribué à l’éducation militaire professionnelle à tous les échelons varia en temps et lieu. Là encore, le modèle allemand servi de précurseur, en ce sens où il imposa cette relation intime entre l’académie militaire et l’état-major général. Dans ces deux cas, et le modèle transparaît également dans l’organisation de l’armée américaine, nous sommes en présence d’un système éducationnel où l’académie forme les élèves et l’état-major devient un lieu de stage en quelque sorte.

Plus tard, l’avènement de la guerre aérienne et la création de forces aériennes apportèrent non seulement le besoin d’établir des académies militaires pour ce nouveau service, mais elles rendirent plus critique le besoin de former des officiers aptes à diriger des opérations combinées, interarmes. Si l’on s’en tient au principe d’entretien d’une armée en temps de paix, ce type d’éducation militaire ne reçut qu’une attention sérieuse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. D’ailleurs, les problèmes liés à l’exécution d’opérations combinées (i.e. la difficulté à marier différentes théories et techniques selon les armes) se virent au sein des armées des grandes puissances. Aux États-Unis, les problèmes récurrents expérimentés par les forces armées dans la seconde moitié du XXe siècle contraignirent le gouvernement à entreprendre de vastes réformes en matière d’éducation et d’entraînement militaires dans les années 1990.

Les États-Unis d’alors et leur armée se trouvèrent à un carrefour similaire à la situation vécue par la Prusse au moment de l’établissement de la Kriegsakademie, c’est-à-dire qu’il fallut repenser la conception et la pratique de la guerre à la lumière des connaissances existantes et des besoins futurs, notamment en matière de calculs géopolitiques et géostratégiques. Toujours au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on remarque également que certains services aériens et navals s’associèrent dans l’éducation des officiers, n’hésitant pas à les envoyer dans des universités et des centres de recherches du monde civil.

La presque totalité des nations disposant de forces armées professionnelles se sont dotées d'académies militaires pour assurer la formation des officiers. Ici, le Collège militaire royal du Canada.

Conclusion: la nécessité de la formation continue

En conclusion, on observe que l’éducation militaire actuellement donnée aux futurs officiers n’a que peu en commun avec celle prodiguée il y a deux cents ans. La plupart des académies militaires sont en mesure de fournir une éducation universitaire générale, en plus d’un entraînement technique et théorique qui s’avère essentiel aux officiers dans leurs fonctions futures. Cela étant, la formation se poursuit, si bien que les officiers de toutes les branches sont appelés à suivre d’autres cours sur une base périodique, soit pour maintenir leur niveau de compétence ou pour acquérir (ou pousser) une spécialisation nécessaire aux fonctions liées à un grade supérieur.

Comme mentionné, certains officiers choisiront de s’inscrire dans des universités et centres de recherches civils, dont certains disposent d’ententes de partenariat avec des académies militaires. En fait, certains officiers passeront près du tiers de leur carrière sur les bancs d’école. Enfin, notons que certaines nations mirent sur pied, souvent via leurs académies militaires existantes, des programmes de niveaux collégial et universitaire visant à former leurs militaires du rang. D’une certaine manière, cette réalité reflète la complexité organisationnelle des armées modernes, de même que la pluralité des tâches associées au métier de soldat.

Du concept de l’honneur

Une valeur fondamentale

L'honneur s'inscrit dans les cultures militaires du monde entier. Il défie les âges et guide l'action des soldats.

Pris au sens du plus haut respect, de la gloire, du crédit, de la réputation et de l’adhérence à ce qui est juste, l’honneur est une valeur, voire une dimension qui a toujours été associée à la conduite de la guerre. Pour le chevalier médiéval, le sens de l’honneur constituait un facteur contrôlant à la bataille, l’empêchant en principe de fuir devant l’ennemi. L’idéal médiéval est personnifié par la célèbre Chanson de Roland. Roland avait accepté de livrer bataille contre un ennemi largement supérieur en nombre, même s’il savait qu’il aurait pu fuir lorsqu’il était temps. Mais Roland se considérait comme un chevalier honorable, alors il choisit l’affrontement, surmonta son envie de fuir et mourut héroïquement.

L’honneur du chevalier figure au centre du texte de la Chanson de Roland parce que, selon ses rédacteurs, celui-ci craignait par-dessus tout non pas la mort, mais l’accusation de lâcheté. Cependant, au-delà de la légende, l’expérience pratique et la nature humaine ont montré que ce n’est pas tout le monde qui s’est accordé la possibilité de mourir en sachant pertinemment que l’armée était vaincue. Les batailles perdues ne signifiaient pas nécessairement des guerres perdues, bien que cela puisse être le cas si les vaincus se laissent tuer. Dans ces circonstances, l’honneur doit être réconcilié avec ce besoin de combattre à nouveau… pour l’honneur!

En théorie, l’honneur de la chevalerie autorisait seulement deux avenues en temps de guerre: la mort ou la capture. Lors de la Troisième Croisade, le Maître des Templiers refusa de fuir la bataille quand c’était possible et fut, non sans surprise, tué. Le Maitre croyait que s’il prenait la fuite, ce serait non seulement son honneur personnel qui en prendrait un coup, mais également l’honneur de l’Ordre. Par contre, on finit par établir une distinction entre, d’une part, un individu qui fuit la bataille lorsque l’issu demeure incertain et, d’autre part, la retraite ou la fuite collective d’une armée faisant face à la défaite. À cet égard, les Templiers fournirent la règle généralement acceptée en cas de défaite: une fois que les chrétiens étaient si près de la déroute que leurs bannières avaient disparu, le Templier pouvait s’échapper là où il lui plaisait.

La pérennité et l’élargissement de la notion d’honneur

À partir du début du XIXe siècle, le concept de l’honneur était relativement interprété de la même façon. Par exemple, certains officiers de l’armée du Duc de Wellington ne cherchaient pas à se sacrifier inutilement. En fait, c’était la manière avec laquelle ils faisaient face à la mort qui les préoccupait. Celle-ci était une idée abstraite, qui influençait leur comportement et les amenait à prendre des risques. Si la mort devait survenir, il fallait l’accepter. Les officiers étaient certes préoccupés par leur image, mais c’était le reflet de cette image auprès de leurs confrères qui comptait. Cela pouvait se démontrer, par exemple, par le refus de l’officier de recevoir des traitements médicaux à la suite d’une très grave blessure, ou encore en acceptant calmement et stoïquement l’ordre d’une mission dangereuse.

Un officier qui reçoit l’ordre de mener ses hommes à l’assaut n’est pas sans savoir qu’il y a de fortes chances qu’il risque de ne pas en revenir. Dans son esprit, il se doit d’afficher un calme dans l’acceptation et l’exécution de cet ordre. Par conséquent, la mort incarne l’idéal de l’honneur à travers toute cette dimension du devoir et de l’attitude du bon officier. De plus, les officiers démontraient leurs capacités à maintenir l’ordre dans leurs rangs, aussi bien au campement que dans la conduite d’une bataille. Pris individuellement, les officiers sont des gentlemen et cela se reflétait dans leurs comportements et attitudes. Pour tout cela, la notion de l’honneur se rattache à ce que l’officier dégage par rapport à ses confrères, de même qu’à l’image qu’il projette face au reste du régiment.

L'infanterie française vers 1914. Un officier dirige la manoeuvre de ses hommes.

Avec le temps, la définition de l’honneur s’est élargie et, par-dessus tout, elle n’est plus réservée qu’à une certaine élite. Frédéric II de Prusse croyait que seuls les gentlemen devraient devenir officiers parce qu’eux seuls étaient capables d’être guidés dans leurs gestes par la notion d’honneur. Néanmoins, le test de la réalité montra que la situation était fort différente. Par exemple, cette armée allemande, que Frédéric contribua à forger, était parvenue aux XIXe et XXe siècles à inculquer un sens de l’honneur qui transpirait dans tous les rangs.

La cohésion sur le champ de bataille était promue par le désir des hommes du rang d’être soudés entre eux, c’est-à-dire de rester ensemble, peu importe ce qui arrive. L’honneur, qui apparaît ici sous sa forme abstraite, était remplacé par un désir bien concret de ne pas laisser tomber ceux qui étaient nos camarades. Cela permet de comprendre en partie pourquoi des hommes ont défendu des bouts de terrain ou des bouts de tissus, sans trop se demander si on se rappellerait ce qu’ils ont fait.

La dimension culturelle

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats japonais allaient à la bataille, armés d’une solide culture de l’honneur pour les soutenir. Pendant des siècles, la caste guerrière des samouraïs du Japon avait mis l’emphase sur la nature première de l’honneur et de la loyauté. Elle avait codifié la pratique de l’honneur en produisant le fameux bushido (la voie du guerrier), que les officiers de l’armée impériale japonaise s’assuraient de garder vivant. Le bushido était le concept d’une vie héroïque qui excluait la faiblesse et devait amener le guerrier à l’accomplissement d’un service parfait et irréprochable.

Le bushido engendra une forme d’héroïsme qui impressionna les étrangers, en particulier ceux qui eurent à combattre les Japonais. Par exemple, toujours pendant la Seconde Guerre mondiale, peu d’unités des forces alliées défendirent leurs positions jusqu’au dernier homme. Pour les Japonais, la capitulation, même lorsqu’elle est envisagée dans une situation désespérée, n’est nullement une option. La capitulation signifie tout simplement la disgrâce. Par conséquent, le fait de combattre jusqu’au dernier souffle n’avait rien de bien extraordinaire pour les Japonais.

Des guerriers samourais vers 1900. L'honneur était sacré, le bushido codifiait ce concept.

C’était en quelque sorte la routine et rares étaient les soldats japonais non blessés à être faits prisonniers. Par exemple, à peine 216 des quelque 20,000 soldats de la garnison d’Iwo Jima furent faits prisonniers au printemps de 1945. Inversement, cela produisit un phénomène d’une cruauté révoltante. Les prisonniers qui, en vertu des standards du bushido, avaient le malheur d’être capturés par les Japonais pouvaient s’attendre à subir de mauvais traitements. Il en allait de même pour les populations civiles des pays ennemis qui étaient sujettes au viol, au massacre et à la torture.

L’honneur, qui peut produire le plus noble des comportements sur le champ de bataille et inspirer des actes extraordinaires de courage, avait également fini par se rendre coupable en provoquant quelques-unes des pires manifestations de barbarie commises par des militaires.